








Né en Hongrie en 1894, André voulut très jeune devenir photographe. Cette volonté quasi innée le mènera à l’achat de son premier appareil à l’age de 19 ans. Enrôlé dans l’armé Hongroise en 1914, il réalisera beaucoup de photographies, témoignant de ses expériences de guerre. Après le conflit, il s’installe à Paris dans l’optique d’y devenir photographe. Il y vivra de 1925 à 1936, travaillant en freelance, vendant ses clichés à divers magazines et journaux. durant cette période, il fréquentera le photographe Brassaï, le peintre abstrait Mondrian ainsi que bien d’autre intellectuels et artistes de son temps. Kertesz fut l’un des premiers à travailler avec un compact numérique, un leica 35mm qui ne le quittait que rarement. La série présentée ci dessus à été débutée en 1933. Kertesz y met en scène des femmes dénudées qu’il place en face de miroirs déformants. Son travail est centré sur la déformation des corps, la distorsion des traits. à la manière de Dali et de sa montre molle, il explore la beauté de la femme à travers de nouvelles courbes. l’anatomie classique du corps est dématérialisée, repensée puis est mise en scène avant d’être immortalisée. Cette série ancrée dans le mouvement surréaliste est très en avance sur son temps. Kertesz qui est aujourd’hui reconnu comme un pionnier et comme pilier de l’histoire de la photographie était à l’époque incompris de la plus part. Comme quoi les Grands hommes ne sont pas toujours ceux qui occupent le devant de la scène.
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